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Fondé en 1816, l’Hôtel des Ventes de Fontainebleau, situé face au Château, offre le charme discret d’une maison de ventes à taille humaine, à l’écoute de ses clients.

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Ventes à venir

Vente du Dimanche 12 avril 2015 - L'Empire à Fontainebleau

Antonio Canova , d?après travail italien du début XIXème siècle. Marbre blanc sur piédouche mouluré. Porte le numéro « 48 » gravé au dos et une étiquette des collections du comte alexandre Walewski. H : 68 cm .

Résultats à noter

Vente du Dimanche 29 mars 2015 - Bonnard, La Collection Antoine Terrasse

Lot n° 28 - Pierre Bonnard, 1867-1947 Petite fille au chat, Renée Terrasse, 1899 Huile sur carton Signé et daté en bas à droite 51 x 50 cm Expositions - Pierre Bonnard, NY Carlsberg Glyptotek, Copenhague, mai 1947, n° 67 - Pierre Bonnard, Palazzo della Permanente, Milan, avril-mai 1955, n° 49. - Les premiers Indépendants 1884-1894, Grand Palais, Paris, 1965. - Centenaire de la naissance de Pierre Bonnard, Maison des Arts de Munich 8 octobre 1966-1er janvier 1967 et Orangerie des Tuileries, 13 janvier-17 avril 1967, préface d?Antoine Terrasse, RMN, Paris, 1967, décrit et reproduit sous le n° 33 du catalogue. - Hommage à Bonnard, Galerie des Beaux-Arts de Bordeaux, 9 mai-25 août 1986, n° 15. - Pierre Bonnard, Palazzo Reale, Milan, 27 octobre 1988-8 janvier 1989, n° 10 - Pierre Bonnard, Fondation de l?Hermitage, Lausanne, 7 juin-13 octobre 1991. - Pierre Bonnard, Kunsthalle, Munich, 28 janvier-24 avril 1994, n° 20 - Pierre Bonnard, Galerie Schmit, Paris, 3 mai-12 juillet 1995, n° 7. - Matisse Bonnard une amitié, Musée Matisse, Nice, 28 juin-27 octobre 1996. - Pierre Bonnard, Nagoya-Tokyo, 1997, n° 14, décrit et reproduit en couleurs p. 62 et 63. - Bonnard à Saint-Tropez, Musée de l?Annonciade, Saint-Tropez, 4 juillet-5 octobre 1998, reproduit en couleurs p. 25. - Pierre Bonnard, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse, 11 juin-14 novembre 1999, n° 6. - Pierre Bonnard, Musée Maillol, Paris, 31 mai-9 octobre 2000, n° 19, reproduit en couleurs. - Pierre Bonnard, Museum of Arts, Tel-Aviv, 8 novembre 2000-10 février 2001, n° 13, reproduit en couleurs. - Pierre Bonnard, Fondation Arpad Szenes-Viera Da Silva, Lisbonne, 11 juillet-30 septembre 2001, reproduit en couleurs p. 43. - Pierre Bonnard Observing Nature, National Gallery of Australia, 7 mars 2003-9 juin 2003, Queensland Art Gallery, 4 juillet 2003-28 septembre 2003, n° 5, reproduit en couleurs p. 159 et décrit p. 178. Provenance Ancienne collection de Madame Renée Terrasse, Paris. « La maison du Grand-Lemps s?anime des enfants nés du foyer de Claude Terrasse. Bonnard, qui y revient toujours en été, observe tous leurs jeux, la course au cerceau, la promenade à âne, les caresses au basset ou aux chats, la baignade dans le bassin du jardin. Il participe à toutes les joies, à tous les tours, surprend les allures comiques, les gestes gracieux ou mal assurés, et prolonge son amusement dans l?atelier que sa mère lui a fait aménager au second étage de la maison. Les vacances finies, ce sont les devoirs, la veillée sous la lampe, la partie de cartes de la grand-mère. Il aime comme Vuillard la douceur des intérieurs d?hiver quand la maison est bien fermée et le feu allumé. » Antoine Terrasse, Pierre Bonnard, Gallimard, Paris, 1967, p. 52. « Bonnard observe et sourit, puis il remonte dans l?atelier que sa mère lui a fait aménager au deuxième étage de la vieille maison, et il peint ces scènes d?enfants pleines de soleil et de gaieté. Ce sont les couleurs de l?été , que de malice et de grâce dans les traits, les formes, les contours ! Comme on voit l?air gourmand de l?enfant qui déjeune, et comme le chat est heureux dans les bras de sa petite maîtresse ! » Étude biographique et critique par Antoine Terrasse, Bonnard, Le goût de notre temps, collection dirigée par Albert Skira, Lauzanne, 1964 , p. 38. Cette peinture représente Renée Terrasse dans la maison du Grand-Lemps, propriété appartenant à la famille Bonnard où se retrouvaient les enfants d?Andrée Bonnard et de Claude Terrasse. Ces moments en famille étaient chers au peintre et lui fournissaient d?heureux motifs à peindre. La composition au cadrage resserré, accentué par la vue en plongée, engendre une scène intimiste comme les affectionnent les peintres nabis, tout particulièrement Bonnard et Vuillard. On retrouve ce procédé dans de nombreuses oeuvres de l?époque en intérieur ou en extérieur telles que La salle à manger (1899) et Le jardin (1900). Au premier plan le peintre représente une nature morte dans des tonalités bleutées, un plat de fruits et une partie du service de table. Les objets décrits sont tronqués et dans l?ombre, renvoyant sans détour le regard du spectateur vers le sujet principal du tableau, la fillette jouant avec le chat dans la chaude lumière du foyer familial. L?attitude affectueuse de Renée Terrasse envers l?animal renforce le sentiment de douceur et de quiétude. Le choix du moment éphémère, ce geste fugace de la fillette et le plaisir non dissimulé du félin, fixe cet instantané intime tel une photographie, pratique qu?appréciait particulièrement Bonnard. L?arrière-plan de la scène est emblématique des années nabi de l?artiste, où la commode et la tenture du fond forment un motif presque abstrait. Les orangés apparaissant dans les coups de lumière qui frappent la nappe sont étonnamment prophétiques des coloris que l?on retrouvera plus tard dans ses paysages et vues d?atelier du Midi. Le pelage du chat présente aussi de magnifiques juxtapositions de tons sombres et de couleurs vives. Cette composition, véritable morceau de bravoure réunissant portrait, nature morte et scène de genre, exprime toute la sensibilité et l?acuité de l?artiste au travers du délicat portrait de sa nièce. Oil on board 20 x 193/5 in. signed & dated bottom right Exhibited ? Pierre Bonnard ? NY Carlsberg Glyptotek, Copenhague, May 1947, n° 67 ? Bonnard à Milan ? Milan, 1955, n° 49 ? Les Premiers Indépendants 1884-1894 ? Grand Palais, Paris, 1965 ? Centenaire de la Naissance de Pierre Bonnard ? Haus der Kunst, Munich / Orangerie des Tuileries, 13 January-17 April 1967, cat. n° 33 (rep.) ? Hommage à Bonnard ? Galerie des Beaux-Arts, Bordeaux 9 May-25 August 1986, n° 15 ? Pierre Bonnard ? Palazzo Reale, Milan, 27 October 1988-8 January 1989, n° 10 ? Pierre Bonnard ? Fondation de l?Hermitage, Lausanne, 7 June-13 October 1991 ? Pierre Bonnard ? Kunsthalle, Munich 28 January-24 April 1994, n° 20 ? Pierre Bonnard ? Galerie Schmit, Paris 3 May-12 July 1995, n° 7 ? Matisse/Bonnard ? Une Amitié, Musée Matisse, Nice 28 June-27 October 1996 ? Pierre Bonnard ? Nagoya/Tokyo, 1997, n° 14, pp 62/3 (rep. col.) ? Bonnard à Saint-Tropez ? Musée de l?Annonciade, St-Tropez, 4 July-5 October 1998, p.25 (rep. col.) ? Pierre Bonnard ? Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 11 June-14 November 1999, n° 6 ? Pierre Bonnard ? Musée Maillol, Paris 31 May-9 October 2000, n° 19 (rep. col.) ? Pierre Bonnard ? Tel Aviv Museum of Art, 8 November 2000-10 February 2001, n° 13 (rep. col.) ? Pierre Bonnard ? Fondation Arpad Szenes-Viera Da Silva, Lisbon 11 July- 30 September 2001, p.43 (rep. col.) ? Pierre Bonnard Observing Nature ? National Gallery of Australia 7 March- 9 June 2003 / Queensland Art Gallery 4 July-28 September 2003, n° 5, p.178 (rep. col. p.159) Provenance ? Former Renée Terrasse Collection, Paris Les "The house at Le Grand-Lemps was alive with Claude Terrasse?s children. Bonnard always came in Summer, and watched all their games ? playing with hoops, riding the donkey, stroking the basset-hound or the cats, bathing in the garden? He took part in all their jokes and tricks, captured them clowning about, making graceful or uncertain gestures, then prolonged his amusement in the second floor studio his mother had prepared for him. After the holidays it was homework, sitting up by lamplight, or playing cards with grandmother. Like Vuillard, Bonnard loved soft Winter interiors, when the house was locked and the fire lit." ? Antoine Terrasse: Pierre Bonnard, Gallimard, Paris 1967, p.52 "Bonnard watched and smiled, then went back up to the studio his mother had prepared for him on the second floor of the old house, and painted those child scenes full of sunshine and fun, alive with the colours of Summer. Such grace and mischievousness in the brushstrokes, forms and outlines! How hungry the little boy looks at lunch! How happy the cat is in the arms of its young mistress!" ? Antoine Terrasse: Bonnard, Le Goût de Notre Temps, Albert Skira, Lausanne 1964 , p.38 This painting shows Renée Terrasse in the Bonnard family home in Le Grand- Lemps, where the children of Andrée Bonnard and Claude Terrasse used to gather. These moments en famille were precious to the artist, and a source of cheerful subjects. The tightly-framed composition, accentuated by being viewed from above, has the sort of intimacy beloved of the Nabis, especially Bonnard and Vuillard. We find this approach in numerous works of the period, both indoors or out ? like La Salle à Manger (1899) or Le Jardin (1900). In the foreground we see a bluish still life: a bowl of fruit and part of the table-setting. The objects are foreshortened and in shadow, chanelling the eye towards the painting?s main subject: the little girl playing with the cat in the warm light of home. Renée Terrasse?s affection towards her pet underlines the mood of gentle quiet. The choice of a split-second moment, with the girl?s fleeting gesture and the cat?s undisguised pleasure, creates an intimate snapshot ? Bonnard much appreciated photography. The background is typical of his Nabis period, with the wall and chest-of-drawers forming an almost abstract pattern. The oranges that appear in the rays of light striking the tablecloth are surprisngly prophetic of the colours to be found in his later landscapes and views in the South of France. The cat?s fur also offers magnificent juxtapositions of dark tones and bright colours. The composition is a veritable tour de force blending portrait, still life and genre scene, expressing all Bonnard?s sensitivity within a delicate portrait of his niece.
Adjugé : 420 000 €

Vente du Dimanche 29 mars 2015 - Bonnard, La Collection Antoine Terrasse

Lot n° 34 - Pierre Bonnard, 1867-1947 Enfants solfiant, Charles et Jean Terrasse, vers 1900 Huile sur carton marouflé sur panneau Signé et daté en haut à gauche 44,5 x 53,5 cm Bibliographie - Dauberville Jean et Henri, Bonnard, catalogue raisonné de l?oeuvre peint, éditions Bernheim Jeune, Paris, 1966-1992, décrit et reproduit sous le n° 208 p. 221 du Tome V (Tome i révisé et augmenté) (Cliché Bernheim- Jeune 3968). - Terrasse Antoine, Bonnard la couleur agit, édition Gallimard, Paris, 1999, reproduit p. 38 et décrit p. 138. Exposition - Pierre Bonnard, Musée Maillol, Paris, 31 mai-9 octobre 2000, n° 21, reproduit en couleurs. Provenance Ancienne collection Fabre, Marseille. « Les enfants Terrasse » sont un des sujets de prédilection de Bonnard en peinture. Ils incarnent de parfaits modèles pour lui qui recherche la spontanéité et le naturel. Charles (à gauche) et Jean (à droite) sont ici représentés calmes et absorbés par leur lecture, peut-être en train de solfier, le soir auprès d?une lampe. Ce tableau peint vers 1900 rappelle par certains aspects les oeuvres réalisées par Bonnard quelques années auparavant. Le fond de la composition, un motif floral surplombé d?un fond noir qui s?interrompt à droite avec la lampe, est typiquement nabi. Cette lampe, pourtant discrète, est comme un symbole dans les tableaux nabis chez Bonnard et Vuillard. Source ponctuelle de lumière, elle est à l?origine de l?éclairage intimiste de ces peintures. Les tonalités du premier plan sont plus chaudes, et la lumière, bien que douce et diffuse, modèle les volumes et les visages des figures. Le centre de la composition est occupé par les deux enfants. Ils se ressemblent au premier regard : habits, coiffures, visages, il donnent l?illusion de former un seul personnage. Pourtant, le talent d?observation et la subtile analyse psychologique du peintre permettent d?individualiser ses deux neveux. Jean, à droite, paraît sérieux et absorbé par sa lecture, sa bouche est neutre et ses yeux fixent le livre. À l?inverse, Charles, le plus jeune, affiche un visage perplexe et amorce comme un mouvement de recul, peut-être en signe d?incompréhension, sa bouche formant une légère moue presque comique qui traduit l?amusement et l?attendrissement de son oncle. Au travers de cette scène familière, le cadrage serré, la lumière chaude et les couleurs adoucies créent une atmosphère agréable et reposante que Bonnard transmet à la perfection. Sa peinture est à son apogée dans ces sujets intimes où son regard bienveillant fixe les moments heureux. Oil on board mounted on panel 171/2 x 21 in. Signed & dated top left Literature ? Dauberville J. & H.: op. cit., Tome i, n° 208, p.221 ? Terrasse, a.: Bonnard: La Couleur Agît, Gallimard, Paris 1999, p.138 Exhibited ? Pierre Bonnard, Musée Maillol, Paris, 31 May-9 October 2000, n° 21, rep. col. Provenance ? Former Fabre Collection, Marseille
Adjugé : 280 000 €

Vente du Dimanche 29 mars 2015 - Bonnard, La Collection Antoine Terrasse

Lot n° 38 - Pierre Bonnard, 1867-1947 Autoportrait, 1889 Huile sur carton Non signé 21 x 17 cm Bibliographie - Bouvet Francis, L?oeuvre gravé de Bonnard, Flammarion, Paris, 1981, reproduit p. 5. - Terrasse Antoine, Bonnard, Gallimard, Paris, 1988, reproduit p. 241 et décrit p. 314. - Frêches-Thory Claire et Terrasse Antoine, Les Nabis, Flammarion, Paris, 1990, reproduit p. 17. - Bérès Huguette, Au temps des Nabis, 1990, reproduit sous le n° 2. - Dauberville Jean et Henri, Bonnard, catalogue raisonné de l?oeuvre peint, Éditions Bernheim Jeune, Paris, 1966-1992, décrit et reproduit sous le n° 9B p. 86 du Tome V (Tome I révisé et augmenté). - Terrasse Antoine, Bonnard la couleur agit, édition Gallimard, Paris, 1999, reproduit p. 12 et décrit p. 138. - Terrasse Antoine, Bonnard - Vuillard, Correspondance, éditions Gallimard, Paris, 2001, décrit et reproduit p. 4-5. Expositions - Graphisme de Bonnard, Galerie Huguette Bérès, Paris, octobre-novembre 1981. - Bonnard, Kunsthaus, Zürich, décembre 1984-mars 1985. - Pierre Bonnard, Kunsthaus, zürich, 14 décembre 1984-10 mars 1985, n° 21. - Pierre Bonnard, Städlische Galerie, Francfort, 3 mai-14 juillet 1985, n° 1. - Pierre Bonnard, Palazzo Reale, Milan, 27 octobre 1988-8 janvier 1989, n° 2 - Pierre Bonnard, Fondation de l?Hermitage, Lausanne, 7 juin-13 octobre 1991. - Matisse Bonnard une amitié, Musée Matisse, Nice, 28 juin-27 octobre 1996. - Pierre Bonnard, Nagoya-Tokyo, 1997, n° 2, décrit et reproduit en couleurs p. 42 et 43. - Pierre Bonnard, Tate Gallery, Londres, 12 février-17 mai 1998, Museum of Modern Art, New-York, 17 juin-13 octobre 1998, n° 2. - Pierre Bonnard, Fondation Arpad Szenes-Viera Da Silva, Lisbonne, 11 juillet-30 septembre 2001, reproduit en couleurs p. 17. - Pierre Bonnard, early and late, Phillips Collection, Washington, 22 décembre 2002-25 mai 2003, n° 1. - Gauguin y los origines del simbolismo, Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, 28 septembre 2004-9 janvier 2005, n° 4. - Pierre Bonnard, Musée d?Art Moderne de la ville de Paris, 2 février-7 mai 2006. - Henri Matisse et Pierre Bonnard, Vive la peinture !, Kawamura,Japon, 2008. - Bonnard entre amis ? Matisse, Monet, Vuillard, Musée Bonnard, Le Cannet, 20 mai-16 septembre 2012, reproduit p. 37. - Matisse et Bonnard, Japon, n° 119. Pierre Bonnard est âgé de 22 ans lorsqu?il réalise cet autoportrait, premier d?une longue série poursuivie tout au long de sa vie. La pratique de l?autoportrait apparaît en peinture autour du XIVe siècle et se développe progressivement jusqu?au XIXe siècle. On assiste ensuite à une explosion du genre à partir de la fin du XIXe siècle et tout au long du XXe siècle, en raison de l?importance prise par le statut des artistes et leur volonté d?exprimer leur état d?âme. En 1889, Bonnard est un nouvel élève des Beaux-Arts à Paris, où il fait la connaissance d?Édouard Vuillard et de Ker-Xavier Roussel. Il fréquente déjà Maurice Denis et la plupart des Nabis, rencontrés à l?Académie Julian dès 1887. Ce groupe des « prophètes » est très actif, les artistes réalisent de nombreux autoportraits et portraits les uns des autres. Cela leur permet de travailler sur le sujet humain sans avoir à rémunérer un modèle et explique aussi pourquoi les membres de la famille sont si souvent mis à contribution. Fondamental, ce « premier autoportrait du premier Nabis », l'est par les aplats bleus, bruns, ocres et roses , des couleurs comme « sorties du tube. ». Bonnard se représente face à nous, tenant sa palette et ses pinceaux. L?exécution est franche, la touche rapide, et l?on sent que la main du jeune peintre est déjà très assurée. La lumière sur le visage est admirablement rendue, le réalisme saisissant et le regard perçant. L?originalité de cet autoportrait réside dans le choix d?une représentation de face, d?un cadrage très serré qui confère un effet marquant sur le spectateur, presque hypnotisant. Les artistes se représentent habituellement de trois-quarts lorsqu?ils réalisent un portrait d?euxmêmes, car ils sont devant leur toile pour peindre et se retournent vers le miroir pour se voir. Ce choix d?une frontalité totale est peut être inspiré par une photographie de Bonnard de la même année au cadrage plus large. Bonnard se place donc face à lui-même, face au spectateur, mais aussi face au tableau qu?il est en train de peindre, ce qui engendre trois niveaux de lecture de ce portrait, et dénote une recherche introspective, naturelle pour un jeune artiste qui se trouve confronté à son chevalet et à ses interrogations. Ces éléments s?accordent avec le caractère très observateur et perspicace de Bonnard. Le statut d?artiste est mis en exergue, presque revendiqué, par la présence au premier plan de la palette et des pinceaux, attributs du peintre, tandis que la pose hiératique n?est pas sans rappeler certaines icônes antiques, en accord avec les références symboliques et religieuses du groupe des Nabis. Au travers de cette oeuvre majeure, Bonnard signale l?importance du regard, sensation primordiale partagée par l?artiste et le spectateur, vision envoûtante d?un jeune prophète de la peinture. Oil on board 81/5 x 63/5 in. Unsigned Literature ? Bouvet, F.: L?OEuvre Gravé de Bonnard, Flammarion, Paris 1981, rep. p.5 ? Terrasse, A.: Bonnard, Gallimard, Paris 1988, p.314, rep. p.241 ? Frêches-Thory, C. & Terrasse, A.: Les Nabis, Flammarion, Paris 1990, rep. p.17 ? Bérès, H.: Au Temps des Nabis, 1990, n° 2 (rep.) ? Dauberville, J. & H.: op. cit., Bernheim Jeune, Paris 1992, Tome V, n° 9B, p.86 (rep.) ? Terrasse, A.: La Couleur Agît, Gallimard, Paris 1999, p.138, rep. p.12 ? Terrasse, A.: Bonnard?Vuillard Correspondance, Gallimard, Paris 2001, pp 4/5 (rep.) Exhibited ? Graphisme de Bonnard ? Galerie Huguette Bérès, Paris, October-November 1981 ? Pierre Bonnard ? Kunsthaus, Zurich, 14 December 1984-10 March 1985, n° 21 ? Pierre Bonnard ? Städlische Galerie, Frankfurt, 3 May-14 July 1985, n° 1 ? Pierre Bonnard ? Palazzo Reale, Milan, 27 October 1988-8 January 1989, n° 2 ? Pierre Bonnard ? Fondation de l?Hermitage, Lausanne, 7 June-13 October 1991 ? Matisse/Bonnard: une Amitié ? Musée Matisse, Nice, 28 June-27 October 1996 ? Pierre Bonnard ? Nagoya/Tokyo, 1997, n° 2, pp 42/3 (rep. col) ? Pierre Bonnard ? Tate Gallery, London, 12 February-17 May 1998 / Museum of Modern Art, New York, 17 June-13 October 1998, n° 2 ? Pierre Bonnard ? Fondation Arpad Szenes-Viera Da Silva, Lisbon, 11 July- 30 September 2001, rep. col. p.17 ? Pierre Bonnard: Early and Late ? Phillips Collection, Washington, 22 December 2002-25 May 2003, n° 1 ? Gauguin y Los Origines del Simbolismo ? Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid, 28 September 2004-9 January 2005, n° 4 ? Pierre Bonnard ? Musée d?Art Moderne de la Ville de Paris, 2 February-7 May 2006 ? Henri Matisse et Pierre Bonnard, Vive la Peinture! ? Kawamura, 2008 ? Bonnard Entre Amis ? Matisse, Monet, Vuillard ? Musée Bonnard, Le Cannet, 20 May-16 September 2012, rep. p.37 ? Matisse et Bonnard, Japan, n° 119 Pierre Bonnard was 22 when he made this self-portrait ? the first of a lifelong series. The art of the self-portrait appeared around the 14th century and progressively developed until the genre exploded in the late 19th century, then thrived throughout the 20th century due to the status assumed by artists? and their desire to express their moods. In 1889 Bonnard enrolled at the Beaux- Arts in Paris, where he met Edouard Vuillard and Ker-Xavier Roussel. He already frequented Maurice Denis and most of the Nabis, whom he first met at the Académie Julian in 1887. This group of Prophets was very active, they produced many self-portraits, and portraits of one another, which allowed them to work with human subjects without having to pay models, and also explains why members of their families were often called upon. Bonnard portrays himself facing the viewer, clutching his palette and brushes. The work is deftly executed with a rapid touch, we sense the hand of the young painter is already assured. The light on the face is admirably rendered, and the realism is striking, with a piercing gaze. The self-portrait?s originality lies in the choice of a fronton portrayal and its tightly cropped framing, which produces a striking, almost hypnotic effect on the viewer. Artists usually portray themselves in three-quarter profile, as they are in front of the canvas to paint, and turn towards the mirror to look at themselves. But this fontal choice may well have been inspired by a photograph of Bonnard from the same year. Bonnard faces himself, the viewer and the work he is painting, prompting three levels of interpretation, and denoting the sort of introspective approach natural to a young artist confronted by his easel and his doubts. These elements concord with Bonnard?s observant and perspicacious nature. His status as an artist is highlighted, almost defiantly, by the foreground presence of his palette and brushes, whereas the hieratic pose recalls certain antique icons ? in line with the Nabis group's symbolic and religious references. In this major work Bonnard signals the importance of the gaze ? crucially shared by the artist and the viewer. It is a haunting vision
Adjugé : 780 000 €

Vente du Dimanche 29 mars 2015 - Bonnard, La Collection Antoine Terrasse

Lot n° 44 - Pierre Bonnard, 1867-1947 La promenade, 1900 Huile sur carton Signé et daté en bas à droite 37,5 x 31 cm Bibliographie - Beer François Joachim, Pierre Bonnard, Éditions Françaises d?Art, Marseille, 1947, reproduit sous le n° 34 p. 54. - Besson Georges, Bonnard, Pensée Française, Paris, été 1955, n° 2. - Dauberville Jean et Henri, Bonnard, catalogue raisonné de l?oeuvre peint, éditions Bernheim Jeune, Paris, 1966-1992, décrit et reproduit sous le n° 243 p. 246 du Tome I (Cliché Bernheim-Jeune 2759). - Terrasse Antoine, Bonnard la couleur agit, édition Gallimard, Paris, 1999, reproduit p. 52 et décrit p. 139. Expositions - Bonnard, Maison de la Pensée française, Paris, 1955, n° 2. - Pierre Bonnard, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse, 11 juin-14 novembre 1999, n° 34. - Pierre Bonnard, Musée Maillol, Paris, 31 mai-9 octobre 2000, n° 23, reproduit en couleurs. - Pierre Bonnard, Museum of Arts, Tel-Aviv, 8 novembre 2000-20 février 2001, reproduit p. 168. - Pierre Bonnard, Fondation Arpad Szenes-Viera Da Silva, Lisbonne, 11 juillet-30 septembre 2001, reproduit en couleurs p. 41. - Les femmes de Mallarmé, Musée Stéphane Mallarmé, Vulaines-sur-Seine (Seine-et-Marne), 5 mars-6 juin 2011, n° 24. - Misia reine de Paris, Musée d?Orsay, Paris, 12 juin-9 septembre 2012, décrit et reproduit sous le n° 36. Provenance Hessel, acquis par Bernheim-Jeune, puis à Thomas Justice « Il observe les reflets, toutes les irisations sur les murs, mais aussi tous les gestes des passants. Il surprend toutes les attitudes des femmes, qu?elles remettent en place un chapeau, chuchotent sous leur ombrelle, traversent la rue d?un pas fragile ou inscrivent leur silhouette frêle dans la roue de « L?omnibus ». » Antoine Terrasse, Pierre Bonnard, éditions Gallimard, Paris, 1967, p. 40. Lors de ses premières années à Paris, Pierre Bonnard réside dans le quartier des Batignolles, non loin de Montmartre. Il partage son premier atelier avec Maurice Denis et Édouard Vuillard en 1891, rue de Pigalle. En 1899 il s?installe non loin de là, rue de Douai. Pendant plus d?une décennie l?artiste traitera à maintes reprises le thème de la rue dans ce quartier animé et populaire. C?est d?ailleurs en 1899 qu?il réalise la suite lithographique commandée par Ambroise Vollard, Quelques aspects de la vie de Paris, ainsi que de nombreuses peintures sur ce même thème, dont certaines grandes compositions. Le peintre nous invite à suivre la conversation de deux parisiennes en promenade lors d?une belle journée ensoleillée, suggérée par les coloris lumineux et l?ombrelle de la femme en blanC. En adéquation avec son sujet, il utilise des couleurs fraîches et élégantes non dénuées de coquetterie, qu?il renforce par une touche vibrante. L?artiste porte du reste peu d?intérêt à l?aspect topographique de la ville, bien moins en tout cas qu?aux passantes et surtout aux jeunes élégantes surprises en pleine confidence, et qui semblent ignorer le peintre pourtant si proche. Bonnard choisit de représenter une scène pleine de vie et de mouvement. Il nous invite presque à suivre ces deux femmes dans leur flânerie le long de la rue. Le cadrage très moderne favorise l?impression d?instantané et de naturel de la composition, en adéquation avec l?attitude spontanée des promeneuses. Au tournant du siècle, la présence de la femme est prépondérante dans l?oeuvre de Bonnard. Il réalise de nombreux nus dessinés, peints, sculptés, ainsi que photographiés. Le plus souvent le modèle est sa femme, Marthe, ou bien Misia Nathanson, tandis que les représentations de la ville ont le privilège des passantes anonymes, bien que le profil au canotier de la promeneuse de gauche rappelle celui de MisiA. Il en résulte cette rare et belle composition, oeuvre emblématique de tous les thèmes embrassés par l?artiste à cette période. Antoine Terrasse trouvait ce tableau merveilleusement représentatif des scènes de la vie parisienne peintes par Bonnard au tout début du XXème siècle. Il voyait dans ce tableau à la fois le profil de Misia et l'image de l'Albertine de Proust. Oil on board 147/10 x 121/5 in. signed & dated bottom right Literature ? Beer, F. J.: Pierre Bonnard, Editions Françaises d?Art, Marseille 1947, n° 34 (rep. p. 54) ? Besson, G.: Bonnard, Pensée Française, Paris 1955, n° 2 ? Dauberville, J. & H.: Bonnard, Catalogue Raisonné de l?OEuvre Peint, Bernheim Jeune, Paris 1965-74, Tome I, n° 243 (rep. p. 246) ? Terrasse, A.: La Couleur Agît, Gallimard, Paris 1999, p.139 (rep. p. 52) Exhibited ? Bonnard ? Maison de la Pensée Française, Paris 1955 (n° 2) ? Pierre Bonnard ? Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 11 June-14 November 1999 (n° 34) ? Pierre Bonnard ? Musée Maillol, Paris, 31 May-9 October 2000 (n° 23, rep. col.) ? Pierre Bonnard ? Tel Aviv Museum of Art, 8 November 2000-20 February 2001 (rep. 168) ? Pierre Bonnard ? Fondation Arpad Szenes-Viera Da Silva, Lisbon, 11 July- 30 September 2001 (rep. col. p. 41) ? Les Femmes de Mallarmé ? Musée Stéphane Mallarmé, Vulaines-sur- Seine, 5 March-6 June 2011 (n° 24) - Misia reine de Paris, Musée d?Orsay, Paris, 12 June-9 September 2012, rep. under n° 36. Provenance ? Hessel, acquired by Bernheim-Jeune, then to Thomas Justice He sees the reflections, all the iridescence on the walls, and all the gestures of passers-by. He captures all the women?s attitudes, whether they are adjusting their hats, whispering beneath a parasol, daintily crossing the street, or with their frail silhouettes emerging against the wheel of L?Omnibus. ? Antoine Terrasse: Pierre Bonnard (Gallimard, Paris 1967, p.40) During his first years in Paris, Pierre Bonnard lived in the Batignolles district, not far from Montmartre. He shared his first studio, in 1891, with Maurice Denis and Edouard Vuillard on Rue de Pigalle. In 1899 he moved to nearby Rue de Douai. For over a decade, Bonnard regularly depicted street scenes in this lively, working-class district. In 1899 he produced Quelques Aspects de la Vie de Paris ? a set of lithographs commissioned by Ambroise Vollard ? along with numerous paintings of the same subject, some of them large-scale compositions. Two friends are walking in the sunshine: the first is shown in profile, the other is facing us from beneath her parasol, while they chat they know they are being watched, and smile. ? Antoine Terrasse: Bonnard, Le Goût de Notre Temps (Albert Skira, Lausanne 1964, p.30) He sees the reflections, all the iridescence on the walls, and all the gestures of passers-During his first few years in Paris, Pierre Bonnard lived in the Batignolles district not far from Montmartre. From 1891 he shared a studio with Maurice Denis and Edouard Vuillard in Rue de Pigalle. In 1899 he moved to his own studio in Rue de Douai. For over a decade, Bonnard regularly depicted street scenes in this lively, working-class district. In 1899 he produced Quelques Aspects de la Vie de Paris ? a set of lithographs commissioned by Ambroise Vollard ? along with numerous paintings of the same subject, some of them large-scale com- Here, Bonnard invites us to follow the conversation of two Parisiennes out for a stroll on a nice, sunny day ? as reflected by his luminous palette and the parasol of the lady in white. In keeping with the subject, Bonnard uses fresh, elegant colours not without a coquetterie reinforced by his lively brushwork. He shows scant interest in topography ? far less, in any case, than in the passers-by: above all, in the stylish young ladies caught in mid-conversation, seemingly oblivious to the nearby artist. Bonnard chose to portray a scene full of life and movement, inviting us to follow the two ladies as they saunter down the street. His modern angle of approach enhances the impression of naturalness and spontantaneity. Female subjects were preponderant in Bonnard?s work in the early the 20th century, when he produced numerous drawings, paintings, sculptures and photographs of nudes. His usual models were his wife Marthe or Misia Natanson, while his urban scenes concentrated on anonymous passers-by (although the profiled woman in a boater here resembles Misia). This superb, rare composition is emblematic of the various themes Bonnard explored during this period. For Antoine Terrasse, this painting was a perfect illustration of Paris sketches painted by Bonnard at the early beginning of the 20th century. He was seeing therein both Misia?s profile and Marcel Proust?s Albertine.
Adjugé : 790 000 €

Vente du Dimanche 29 mars 2015 - Bonnard, La Collection Antoine Terrasse

Lot n° 61 - Pierre Bonnard, 1867-1947 Nu accroupi, 1938 Aquarelle et gouache Non signé 19 x 24,5 cm Bibliographie - Bonnard, Centre Georges Pompidou, 23 février-21 mai 1984, Paris, décrit et reproduit p. 154. Expositions - Hommage à Bonnard, Galerie des Beaux-arts, Bordeaux, 9 mai-25 août 1986, n° 85. - Méditerranée, Sources et Formes du XXe siècle, Galerie Artcurial, Paris, 5 mai-23 juillet 1988. - Pierre Bonnard, Palazzo Reale, Milan, 27 octobre1988-8 janvier1989, n° 44. - Pierre Bonnard, Galerie Claude Bernard, Paris, 23 mai-20 juillet 1991, n° 91 reproduit en couleurs. - Bonnardat Le Bosquet, Hayward Gallery, Londres, 23juin-29 août 1994, n° 30, p. 75. - Pierre Bonnard aquarelles et dessins, Musée Hébert, La Tronche Grenoble, 17 juin-28 juillet 1995, n° 53, reproduit p. 36. - Bonnard Matisse : une amitié, Musée Matisse, nice, 1996, n° 30. - Pierre Bonnard, Tate Gallery, Londres, 12 février-17 mai 1998, n° 107. - Pierre Bonnard, Museum of Modern Art, New-York, 17 juin-13 octobre 1998, n° 107. - Pierre Bonnard, Musée Maillol, Paris, 31 mai-9 octobre 2000, n° 48, reproduit en couleurs. - Bonnard, Museum of art, Tel Aviv, 8 novembre 2000-10 février 2001, n° 53, reproduit p. 114. - Pierre Bonnard, Fondation Arpad Szenes-Viera da Silva, Lisbonne, reproduit en couleurs p. 89. - Bonnard et Le Cannet dans la lumière de la Méditerranée, Musée Bonnard, Le Cannet, 25 juin-25 septembre 2011. Historique ?uvre préparatoire pour le tableau Nu accroupi dans la baignoire, 1940, Dauberville Jean et Henri, Bonnard, catalogue raisonné de l??uvre peint, éditions Bernheim Jeune, Paris, 1974, décrit et reproduit sous le n° 1602 du Tome iV. À rapprocher d?un dessin au crayon, titré Nu à la baignoire, décrit et reproduit sous le n° 2, p. 112 et 113 dans le catalogue de l?exposition Drawings Pierre Bonnard, J. p. L. Fine arts, Londres, juin-juillet 1987. « Comme Degas, Bonnard a fréquemment montré dans ses ?uvres la femme occupée à sa toilette, moment très intime de la vie quotidienne. Son modèle principal est sa compagne Marthe qu?il saisit dans toutes les postures, tantôt debout, tantôt allongée ou comme ici accroupie. Figure monumentale, vue de façon plongeante et rapprochée, elle occupe à elle seule la plus grande surface du tableau. Elle semble émerger d?un fond de taches de couleurs multiples et informelles, avec beaucoup de douceur et de manière incomplète : ses bras sont coupés par la bordure du tableau. À la différence de Degas, Bonnard ne précise pas, ne fi xe pas une position, une attitude. Il laisse deviner et ne fait que suggérer. Il montre un geste à l?état naissant et donne la sensation au spectateur que ce geste sera bientôt suivi d?un autre. Une huile, peinte vers 1940, reprendra la composition de cette petite gouache et aquarelle réalisée vers 1938. Représentée tête baissée, le bras droit placé en oblique, le bras gauche à l?horizontale, le modèle donne l?impression d?esquisser un mouvement dansant, sans effort ni tension. Le mélange des deux techniques, gouache et aquarelle, permet ici une plus grande imprécision des formes et des contours. De petites touches irisées ponctuent la surface entière de l??uvre. » Hommage à Bonnard, cat. Exp. Bordeaux, 1986, p. 86. « Ces intimités de Bonnard, ces jeunes femmes qui rêvent , se coiffent, se dévêtent, ces couseuses, ces liseuses, ces baigneuses au torse gracile et aux cuisses roses, elles sont toutes imprégnées de tendresse, d?optimisme et disons le mot, de poésie. » Maurice Denis, Le Point, numéro spécial consacré à Pierre Bonnard, 1943. « Bonnard suggère, esquisse le mouvement et l?attitude , il ne les fixe pas, il les laisse deviner , il ne les précise pas : ce geste qui à peine né sera suivi d?un autre, il le montre à l?état naissant. » Etude biographique et critique par Antoine Terrasse, Bonnard le goût de notre temps, collection dirigée par Albert Skira, Lausanne, 1964, p. 147. Le thème de la femme à sa toilette fut maintes fois traité par les peintres au XiXe et au XXe siècle. Au-delà du thème commun et des cadrages similaires adoptés par Degas et Bonnard, ce qui les différencie est le retrait total du peintre dans ces représentations. L?artiste n?apparaît pas dans la composition, et son absence est renforcée par l?immersion des modèles dans leur activité intime et quotidienne. Chez d?autres, le modèle pose pour l?artiste, se tourne vers lui. Parfois la composition très élaborée induit la présence du peintre, indirectement. Avec Bonnard, comme avec Degas, la femme ignore totalement qu?un tiers est affairé à la dessiner. Ces « bains » sont réalisées sur un mode descriptif, accompagné d?une omission totale de narration. Cela renforce l?intimité, le silence, et sublime le naturel instantané de ces visions. Là se séparent les deux grands maîtres, car Bonnard, picturalement, traite son sujet différemment de Degas. Lorsque ce dernier sculpte et met en avant les détails du corps, Bonnard les fond et les atténue, comme dans notre gouache, au travers de délicieuses harmonies de rouge orangé et de bleu, pleines de douceur, de grâce et de poésie. Watercolour & gouache 72/5 x 93/5 in. Unsigned Literature ? Bonnard ? Pompidou Centre, Paris, 23 February-21 May 1984, p.154 (rep.) Exhibited ? Hommage à Bonnard ? Galerie des Beaux-arts, Bordeaux, 9 May-25 august 1986, n° 85 ? Méditerranée, Sources & Formes du XXe Siècle, Galerie Artcurial, Paris, 5 May- 23 July 1988 ? Pierre Bonnard ? Palazzo Reale, Milan, 27 October 1988-8 January 1989, n° 44 ? Pierre Bonnard ? Galerie Claude Bernard, Paris, 23 May-20 July 1991, n° 91 (rep. Col.) ? Bonnard at Le Bosquet ? Hayward Gallery, London, 23 June-29 august 1994, n° 30, p.75 ? Pierre Bonnard: Aquarelles et Dessins ? Musée Hébert La Tronche, Grenoble, 17 June-28 July 1995, n° 53, rep. P.36 ? Bonnard/Matisse: Une Amitié ? Musée Matisse, nice, 1996, n° 30 ? Pierre Bonnard ? Tate Gallery, London, 12 February-17 May 1998, n° 107 ? Pierre Bonnard ? Museum of Modern Art, New York, 17 June-13 October 1998, n° 107 ? Pierre Bonnard ? Musée Maillol, Paris, 31 May-9 October 2000, n° 48, rep. Col. ? Bonnard ? Tel Aviv Museum of Art, 8 november 2000-10 February 2001, n° 53, rep. P.114 ? Pierre Bonnard ? Fondation Arpad Szenes-Viera da Silva, Lisbon, rep. Col. P.89 ? Bonnard et Le Cannet dans la Lumière de la Méditerranée ? Musée Bonnard, Le Cannet 25 June-25 september 2011 History A study for the 1940 painting Nu Accroupi dans la Baignoire (Dauberville, J. & H.: op. cit., Tome iV, n° 1602, rep.), also, similarities with the pencil drawing Nu à la Baignoire (cf J. p. L. Fine arts, Drawings by Pierre Bonnard, London June-July 1987, ex. cat. N° 2, pp 112/3, rep.). Bonnard hints at and outlines movement and attitudes, he does not record them, but lets us guess at them, he does not specify them: one gesture will, as soon as it occurs, be follwoed by another, he shows ithe gesture right at the start. ? Antoine Terrasse: Le Goût de notre Temps, Albert Skira, Lausanne 1964 (p.147) The theme of women at their toilette was often treated by 19th and 20th century artists. Beyond the common theme, and the similar compositions, adopted by Degas and Bonnard, what sets them apart is the artist?s total withdrawal from these portrayals. He does not appear in the composition, and his absence is underlined by the models? immersion in their intimate everyday activity. In others, the model poses for the artist and turns towards him. Sometimes the elaborate composition indirectly attests the artist?s presence. With Bonnard, as with Degas, the woman totally ignores the fact that a third party is drawing her. These ?baths? are carried out in a descriptive mode, accompanied by a total absence of narrative. This reinforces the intimacy and silence, and transcends the instantaneous naturalness of these visions. This is where the two masters part: Bonnard treats his subject differently from Degas. Whereas Degas sculpts and highlights bodily details, Bonnard dissolves or attenuates them ? as in our gouache, with its delicious harmonies of red, orange and blue, full of softness, grace and poetry.
Adjugé : 230 000 €

Vente du Dimanche 29 mars 2015 - Bonnard, La Collection Antoine Terrasse

Lot n° 94 - Pierre Bonnard, 1867-1947 Le compotier, 1924 Huile sur toile Signé en bas à gauche 47 x 31 cm Bibliographie - Gazette de l?Hôtel Drouot, 22 juin 1935. - Beer François Joachim, Bonnard, Éditions Françaises d?Art, Marseille, 1947, reproduit sous le n° 125 p. 145. - Rewald John, Pierre Bonnard, The Museum of Modern Art, New-York, 1948, décrit et reproduit p. 107. - Nathanson Thadée, Le Bonnard que je propose, 1951, reproduit p. 63. - Dauberville Jean et Henri, Bonnard, catalogue raisonné de l?oeuvre peint, éditions Bernheim Jeune, Paris, 1973, décrit et reproduit sous le n° 1249 p. 209 du Tome III (Cliché Bernheim-Jeune 5161). - Louisiana Revy, Pierre Bonnard, Éditions Unibank, n° 1, septembre 1992, n° 67, p. 88. - Terrasse Antoine, Bonnard la couleur agit, édition Gallimard, Paris, 1999, reproduit p. 91 et décrit p. 140. Expositions - Bonnard, Cleveland et New-York, 1948, décrit et reproduit sous le n° 63 p.107. - Bonnard, Musée de Lyon, 1954, décrit et reproduit sous le n° 65 et planche n° 14. - Plaisir de la peinture, Galerie Alfred Daber, Paris, mai-juin 1957, n° 34. - Centenaire de la naissance de Pierre Bonnard, Maison des Arts de Munich, 8 octobre 1966-1er janvier 1967 et Orangerie des Tuileries, 13 janvier-17 avril 1967, préface d?Antoine Terrasse, RMN, Paris, 1967, décrit et reproduit sous le n° 105 du catalogue. - Pierre Bonnard, Fondation de l?Hermitage, Lausanne, 7 juin-13 octobre 1991. - Pierre Bonnard, Museum of Modern Art Louisiana, Humlebaek, Danemark, 11 septembre 1992-10 janvier 1993, n° 67. - Pierre Bonnard, Kunsthalle, Munich, 28 janvier-24 avril 1994, n° 97. - Matisse Bonnard une amitié, Musée Matisse, Nice, 28 juin-27 octobre 1996. - Pierre Bonnard, Nagoya-Tokyo, 1997, n° 68, décrit et reproduit en couleurs p. 162 et163. - Pierre Bonnard, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse, 11 juin-14 novembre 1999, n° 44. - Pierre Bonnard, Musée Maillol, Paris, 31 mai-9 octobre 2000, n° 36, reproduit en couleurs. - Pierre Bonnard, Museum of Arts, Tel Aviv, 8 novembre 2000-10 février 2001, n° 39, p. 98. - Pierre Bonnard, Fondation Arpad Szenes-Viera da Silva, Lisbonne, 11 juillet-30 septembre 2001, reproduit en couleurs p. 71. - Pierre Bonnard, Musée d?art Moderne de la ville de Paris, 2 février-7 mai 2006. - Henri Matisse et Pierre Bonnard, Vive la peinture !, Kawamura, Japon, 2008, n° 56. - Pierre Bonnard The Late Interiors, The Metropolitan Museum of Art, New-York, 26 janvier-19 avril 2009, n° 4. Provenance Art Moderne, Lucerne, vente de la collection L?art Moderne, Paris, Hôtel Drouot, 20 juin 1935, n° 18, acheté par Bignou, collection Madame Camille Besson, Paris. Ce Compotier daté de 1924 illustre parfaitement cette double infl uence relevée par antoine Terrasse. Les contours des fruits sont doux et leurs couleurs appétissantes, à la manière de Chardin. La composition, très formelle dans l?arrangement des masses colorées, évoque les célèbres natures mortes de Cézanne. Bonnard ne laisse rien au hasard dans la construction de son tableau, comme nous l?apprend un dessin préparatoire très précis concernant la mise en place de chaque élément et des couleurs. (cF. Bonnard la couleur agît p. 90) Le compotier est magnifi é par un cadrage resserré qui le met en valeur. La composition est dynamisée par les diagonales croisées de la nappe à la bande rouge et de l?ombre bleue. Vus du dessus, les fruits ont l?honneur de trôner au centre du tableau, se détachant sur un fond plus sombre. Difficiles à identifier, ils sont un prétexte aux magnifiques alliances colorées créées par l?artiste, qui assume les couleurs vives depuis qu?il a découvert la lumière du Midi une quinzaine d?années plus tôt. Bonnard témoigne lui-même de cette puissance de la couleur vers 1915, confiant à son neveu Charles Terrasse : « Certes, la couleur m?avait entraîné. Je lui sacrifiais, et presque inconsciemment, la forme. Mais il est bien vrai que la forme existe, que l?on ne peut arbitrairement et indéfiniment la réduire ou la transposer , » La mosaïque colorée de fruits qui repose dans le compotier aux tons rouges et bleutés prouve que Bonnard a su dominer cette couleur qui l?a tant charmé. Oil on canvas 181/2 x 121/5 in. Signed bottom left Litterature ? Gazette de l?Hôtel Drouot, 22 June 1935 ? Beer, F. J.: Bonnard, Editions Françaises d?Art, Marseille 1947, n° 125 (rep. p.145) ? Rewald, J.: Pierre Bonnard, Museum of Modern Art, New York 1948, p.107 (rep.) ? Nathanson, T.: Le Bonnard que Je Propose, 1951, rep. p.63 ? Dauberville, J. & H.: op. cit., Tome III, n° 1249, rep. p.209 ? Louisiana Revy, Unibank, n° 1, September 1992, n° 67, p.88 ? Terrasse, A.: Bonnard La Couleur Agît, Gallimard, Paris 1999, p.140 (rep. p.91) Exhibited ? Bonnard ? Cleveland/New York, 1948, n° 63, p.107 (rep.) ? Bonnard ? Musée de Lyon, 1954, n° 65, rep. pl. 14 ? Plaisir de la Peinture ? Galerie Alfred Daber, Paris, May-June 1957, n° 34 ? Centenaire de la Naissance de Pierre Bonnard ? Haus der Kunst, Munich/ Orangerie des Tuileries, 13 January-17 April 1967, n° 105 (rep.) ? Pierre Bonnard ? Fondation de l?Hermitage, Lausanne, 7 June-13 October 1991 ? Pierre Bonnard ? Museum of Modern Art, Louisiana Humlbaek, Danemark, 11 September 1992-10 January 1993, n° 67 ? Pierre Bonnard ? Kunsthalle, Munich, 28 January-24 April 1994, n° 97 ? Matisse/Bonnard: une Amitié, Musée Matisse, Nice, 28 June-27 October 1996 ? Pierre Bonnard ? Nagoya-Tokyo, 1997, n° 68, pp 162/3 (rep. col.) ? Pierre Bonnard ? Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 11 June-14 November 1999, n° 44 ? Pierre Bonnard ? Musée Maillol, Paris, 31 May-9 October 2000, n° 36, rep. col. ? Pierre Bonnard ? Tel Aviv Museum of Art, 8 November 2000-10 February 2001, n° 39, p.98 ? Pierre Bonnard ? Fondation Arpad Szenes-Viera da Silva, Lisbon, 11 July-30 September 2001, rep. col. p.71 ? Pierre Bonnard ? Musée d?art Moderne de la Ville de Paris, 2 February-7 May 2006 ? Henri Matisse et Pierre Bonnard, Vive la Peinture! ? Kawamura 2008, n° 56 ? Pierre Bonnard: The Late Interiors ? Metropolitan Museum of Art, New York 26 January-19 april 2009, n° 4 Provenance Art Moderne, Lucerne, Modern art sale, Paris (Hôtel Drouot), 20 June 1935 (n° 18), bought by Bignou, Camille Besson Collection, Paris This Fruit-Bowl dated 1924 is a perfect illustration of the dual infl uence cited by Antoine Terrasse. The contours of the fruit are soft and their colours appetizing, in the manner of Chardin. The composition is formal in the arrangement of its coloured masses, evoking Cézanne?s famous still lifes. Bonnard leaves nothing to chance in the construction of the picture, as we learn from the very precise preparatory drawing outlining the positioning of the colours and each element (cf La Couleur Agît, p.90). The fruit-bowl is magnifi ed by tight framing. The composition is made dynamic by the alternating diagonals of the blue shadow and the red-striped tablecloth. The fruit, viewed from above, occupies the centre of the picture, standing out against a darker background. The type of fruit is hard to identify, but the pretext for Bonnard's magnifi cent colour combinations. He fi rst adopted bright colours after discovering the light of the south of France some 15 years before. Bonnard spoke about this power of colour to nephew Charles Terrasse around 1915, saying: ?Of course, colour attracted me. I sacrifi ced form to it, almost unconsciously. But it is also true that form exists, and cannot be arbitrarily and indefi nitely reduced or transposed. The coloured mosaic of the fruit in their bluish/ reddish bowl proves Bonnard's mastery of the colour which so charmed him.
Adjugé : 450 000 €

Vente du Dimanche 29 mars 2015 - Bonnard, La Collection Antoine Terrasse

Lot n° 96 - Pierre Bonnard, 1867-1947 Pêches, vers 1916 Huile sur toile Signé en bas à droite à la mine de plomb 26 x 30,5 cm Bibliographie - Dauberville Jean et Henri, Bonnard, catalogue raisonné de l'oeuvre peint, éditions Bernheim Jeune, Paris, 1974, décrit et reproduit sous le n° 02084 p. 364 et 365, Tome iV (Cliché Bernheim-Jeune 010102). - Louisiana Revy, Pierre Bonnard, éditions Unibank, n° 1, septembre 1992, n° 45, p. 72. - Terrasse Antoine, Bonnard la couleur agit, édition Gallimard, Paris, 1999, reproduit p. 65 et décrit p. 139. Expositions - Pierre Bonnard, Fondation de l?Hermitage, Lausanne, 7 juin-13 octobre 1991. - Pierre Bonnard, Museum of Modern art Louisiana, Humlebaek, Danemark, 11 septembre 1992-10 janvier 1993, n° 45. - Pierre Bonnard, Kunsthalle, Munich, 28 janvier-24 avril 1994, n° 69. - Matisse Bonnard une amitié, Musée Matisse, nice, 28 juin-27 octobre 1996. - Bonnard à Saint-Tropez, Musée de l?Annonciade, Saint-Tropez, 4 juillet-5 octobre 1998, reproduit en couleurs p. 35. - Pierre Bonnard, Fondation Pierre Gianadda, Martigny, Suisse, 11 juin-14 novembre 1999. - Pierre Bonnard, Musée Maillol, Paris, 31 mai-9 octobre 2000, n° 31, reproduit en couleurs. - Pierre Bonnard, Museum of Arts, Tel Aviv, 8 novembre 2000-10 février 2001, n° 26, reproduit p. 83. - Pierre Bonnard, Fondation Arpad Szenes-Viera da Silva, Lisbonne, 11 juillet-30 septembre 2001, reproduit en couleurs p. 55. - Pierre Bonnard, Tokyo-Kagoshima-Tokushima, 2004, n° 38, décrit et reproduit en couleurs p. 102 et 103. - Henri Matisse et Pierre Bonnard, Vive la peinture !, Kawamura, Japon, 2008, n° 38. - Rétrospective Bonnard, Fondation Beyeler, Bâle, 29 janvier- 13 mai 2012, n° 30. « Les Pêches ont été peintes vers 1916. Disposées sur le vert foncé des feuilles, elles occupent un plat de faïence blanche dont se laisse apercevoir une partie du décor. La nappe est parsemée de quelques trainées de rose et de bleu, allant jusqu?à un mauve. Transposés en peinture, les fruits exaltent leur velouté. » Antoine Terrasse, Bonnard la couleur agît, Gallimard, Paris, 1999, p.65. « « C?est étonnant une pêche. Cette année, elles m?ont beaucoup frappé », dit Bonnard à propos de L?Assiette de pêches, en 1942. Quatre ou cinq toiles, assez grandes pour des natures mortes, sont consacrées à ces fruits. « Voici une harmonie violette. Les pêches l?une contre l?autre composent comme un ciel au couchant très tardiF. Il ne reste plus que des ors, et un ou deux points blancs. Autour de cette symphonie sourde, le blanc du linge est très varié, gris rose. » (André Giverny, 1942). » Antoine Terrasse, Bonnard la couleur agît, Gallimard, Paris, 1999, p.107. « Puis tout à son instinct, sans même tenter de donner une apparence de réalité à ces objets quelquefois illisibles, il exprime son amour de la vie en ces somptueuses peintures, d?une ordonnance toujours nouvelle, qui ont la saveur surprenante de fruits inconnus » Paul signac, dans l?encyclopédie Française. Ces pêches de Pierre Bonnard sont les protagonistes d?une pure nature morte. Le peintre n?a cherché aucun prétexte à cette représentation, si ce n?est le plaisir de peindre ces tonalités. nous retrouvons le cadrage en plongée qu?il affectionne tant et qui concentre toute l?attention sur le sujet. Les feuilles vertes disposées en cercle permettent d?isoler les pêches rougeoyantes du fond opalin et nacré, et ainsi de les mettre en valeur. Les harmonies colorées de cette peinture ne sont pas sans rappeler certaines des oeuvres de renoir, quoique dans une version modernisée. Bonnard va plus loin, démultipliant les nuances rouges et orangées de ces pêches, atteignant la lumière sans une touche de blanc, modelant les fruits sans presque aucun dessin. Cette peinture illustre la quintessence de la peinture fi gurative moderne, du plaisir de peindre, et donc l?art pour l?art. Oil on canvas 101/5 x 12 in. Signed in graphite bottom right Literature ? Dauberville, J. & H.: op. cit., Tome iV, n° 02084, pp 364/5 (rep.) ? Louisiana Revy, Unibank, n° 1, september 1992, n° 45, p.72 ? Terrasse, A.: Bonnard: La Couleur Agît, Gallimard, Paris 1999, p.139 (rep. p.65) Exhibited ? Pierre Bonnard ? Fondation de l?Hermitage, Lausanne, 7 June-13 October 1991 ? Pierre Bonnard ? Museum of Modern Art, Louisiana Humlbaek (Denmark), 11 September 1992-10 January 1993, n° 45 ? Pierre Bonnard ? Kunsthalle, Munich, 28 January-24 april 1994, n° 69 ? Matisse/Bonnard: une Amitié ? Musée Matisse, Nice, 28 June-27 October 1996 ? Bonnard à Saint-Tropez ? Musée de l?Annonciade, St-Tropez, 4 July-5 October 1998, rep. col. p.35 ? Pierre Bonnard ? Fondation Pierre Gianadda, Martigny, 11 June-14 November 1999 ? Pierre Bonnard ? Musée Maillol ? Paris, 31 May-9 October 2000, n° 31 (rep. col.) ? Pierre Bonnard ? Tel Aviv Museum of Art, 8 November 2000-10 February 2001, n° 26, rep. p.83 ? Pierre Bonnard ? Fondation Arpad Szenes-Viera da Silva, Lisbon, 11 July- 30 September 2001, rep. col. p.55 ? Pierre Bonnard ? Tokyo-Kagoshima-Tokushima, 2004, n° 38, pp 102/3 (rep. col.) ? Henri Matisse et Pierre Bonnard, Vive la Peinture! ? Kawamura, 2008, n° 38 ? Rétrospective Bonnard ? Fondation Beyeler, Basel, 29 January-13 May 2012, n° 30 Peaches was painted around 1916. The fruit is arranged in a white earthenware bowl, with some of its patterning visible, placed on some dark green leaves. The tablecloth is studded with strands of pink and blue, almost mauve. The velvety nature of the fruit is exacerbated by their transposition into paint. Antoine Terrasse: La Couleur agît, Gallimard, Paris 1999 (p.65) ?There is something surprisng about a peach. That year this really struck me? remembered Bonnard in 1942. Four or fi ve of his paintings ? somewhat large for still lifes ? are devoted to peaches. As André Giverny commented, also in 1942: ?We have here a harmony in violet. The peaches, one against the other, form a sky with a late-setting sun. Only shades of gold remain, and one or two white dots. The white linen around this muted symphony is very varied, a pinky- grey.? Antoine Terrasse, ibid (p.107) He expresses his love of life in these sumptuous paintings, quite by instinct, without even trying to lend an appearance of reality to these sometimes unintelligible objects, arranged in a way that is always new, and which have the surprising fl avour of unknown fruit. Paul signac in L?encyclopédie Française Pierre Bonnard?s peaches are the heroes of a pure still life. He sought no pretext for this portrayal except the pleasure of painting these shades of colour. We fi nd his preferred view from above, focusing attention on the subject. The green leaves arranged in a circle help isolate and highlight the reddish peaches from the opaline, motherofpearl background. The work?s colour harmonies evoke some of renoir?s works, albeit in a modernized version. Bonnard goes further multiplying the peaches? red and orange nuances, obtaining light without a hint of white, modelling the fruit with almost no drawing. This painting illustrates the quintessence of modern figurative painting, and the pleasure of painting ? this is art for art?s sake.
Adjugé : 350 000 €

Vente du Dimanche 22 mars 2015 - Meubles et Objets d?art, Bijoux

Lot n° 218 - Jan VAN HUYSUM (1682-1749) ou son Atelier Bouquet de fleurs Huile sur toile Signée en bas à droite (rentoilée) 86 x 63 cm
Adjugé : 11 000 €

Vente du Samedi 21 mars 2015 - L'esprit du XXe siècle

Lot n° 75 - ÉMILE JUST BACHELET (1892-1981). « Léda » 1934, Pièce unique. Sculpture en ivoire. Fentes, gerces et une extrémité de doigt manquante. Base ovale en laiton doré d?origine. Signée E. J. BACHELET, gravé vers la base. H. ivoire seul : 130 cm. Provenance : Collection personnelle de l?artiste - Par descendance, Madame L. (Seine et Marne), sa petite-fille. Historique : Cette sculpture est la troisième d?une série de six grandes oeuvres en ivoire réalisées par l?artiste entre 1932 et 1937, Vénus en 1932, La danseuse en 1933, Vénus et l?Amour également en 1933, Léda en 1934, Printemps en 1935 et La Paix en 1937. Le sculpteur a su tirer, pour chacune de ces oeuvres, le meilleur parti des défenses utilisées, sachant toujours être en parfaite osmose avec le matériau. Même si quelques sculpteurs se sont colletés à la taille directe sur ivoire durant le XXe siècle, E.J. Bachelet est probablement le seul à l?avoir appréhendé de la sorte et, tout particulièrement, dans de telles dimensions. Exposition : « Salon des Artistes Décorateurs » Paris, du 13 juin au 14 juillet 1947. Cette oeuvre fut présentée lors de cette manifestation. Bibliographie : « Mobilier et Décoration » N° 5 d?octobre 1947. La photographie de cette oeuvre est reproduite page 75.
Adjugé : 32 500 €

Vente du Dimanche 15 mars 2015 - Automobilia, Automobiles de Collection

Lot n° 348 - 1939 CITROEN TRACTION 15/6 CAbRiolet une des trois authentiques Châssis n° 184.60.75 Carte grise française (1946) L?histoire des Citroën 15 Cabriolet est un roman qui se déguste avec délectation. En effet, avant la guerre la famille Michelin émet une commande spéciale à l?usine Citroën située quai Javel : une 15/6 en version cabriolet. Il semblerait que 6 caisses furent alors produites en 1939. Malheureusement la guerre ralentit le projet et seulement une caisse serait assemblée cette annéelà, deux autres étant stockées dans la cave de l?usine. Seuls trois authentiques cabriolets 15/6 survivront : Celui de Madame Michelin (vert), celui de Monsieur Martell (blanc) et celui présenté (rouge). Ce dernier a été fabriqué en 1939 mais fut terminé après la guerre. En 1946, il est assemblé et commence sa vie avec son premier propriétaire. Il faut préciser qu?elle est alors équipée d?un moteur qui tourne à droite. Puis elle continue son histoire en arrivant entre les mains de son actuel propriétaire, alors concessionnaire Citroën, dans les années 60, qui va la conserver jusqu?à aujourd?hui, soit près de 50 ans !! Il roule régulièrement avec et participe à de nombreux rallyes et autres rencontres (par exemple Paris-Nice 1969). Il faut savoir que dès le début des années 50, certains carrossiers se mettent à réaliser des copies, raison pour laquelle il existe plusieurs exemplaires sur nos routes. Néanmoins nous sommes en mesure de confirmer que notre exemplaire fait bien partie des 3 authentiques sortis du Quai Javel car il est également référencé dans les livres de l?historien spécialiste Citroën, Monsieur Olivier de Serre. Cette ?uvre d?art chère à André Citroën est une automobile aussi rare que la Bugatti Atlantic de Ralph Lauren. L?opportunité d?acquérir un authentique cabriolet 15/6 s?offre enfin à vous, une fois à son volant vous comprendrez pourquoi l?ancien propriétaire l?a conservé pendant 50 ans ! The history of Citroen 15 Cabriolet is a novel that is eaten with relish. Indeed, before war the Michelin family issues a special order to the Citroën factory : a 15/6 in convertible version. It seems that 3 or 4 bodies were then produced in 1939. Unfortunately the war slowed the project and only one would be assembled that year, the other two being stored in the basement of the factory (well known vintage photos of Citroënistes) . After the war, in 1946, our model is assembled and begins its life with its first owner. It should be noted that it is then equipped with a motor that turns right, the most advanced version of 6 cylinders. Then she continues her story arriving in the hands of its current owner, who was a Citroën dealer in the 60s, which will keep until today, almost 50 years !! It rolls regularly with and participates in numerous rallies and meetings (eg Paris-Nice 1969). You should know that in the early 50s, some bodybuilders begin to make copies, which is why there are several convertibles on our roads. Nevertheless we are able to confirm that our model is actually part of the authentic 3 out of Quai Javel because it is referenced in the books of the historian Citroën specialists, Olivier de Serre. This work of art is a car as rare as the Bugatti Atlantic to Ralph Lauren.
Adjugé : 612 440 €

Vente du Samedi 14 mars 2015 - Importants Bijoux, Perles fines et Montres de collection

Lot n° 61 - SOLITAIRE en or gris orné d'un diamant de taille brillant pesant 4,48 carats certifié par le laboratoire de gemmologie de couleur J et de pureté VS2. Poids brut : 3,7 g TDD : 53 Certificat LFG attestant 4,48 carats pureté VS2 et couleur J. A 4,48 carats diamond and white gold ring"
Adjugé : 31 250 €

Vente du Dimanche 22 février 2015 - Bijoux, Meubles & Objets d'Art

Lot n° 69 - CHINE - XVIIe/XVIIIe siècle Coupe libatoire en corne de rhinocéros en forme de[...]
Adjugé : 35 000 €

Vente du Dimanche 25 janvier 2015 - Mobilier, Objets d?Art, Bijoux

Lot n° 149 - CARTEL et sa CONSOLE mouvementée en placage d'écaille brune et marqueterie de filets[...]
Adjugé : 6 800 €

Vente du Dimanche 18 janvier 2015 - Collection Napoléonienne du Palais Princier de Monaco

Lot n° 149 - NAPOLÉON IER. Lettre signée « Napoleon » au général Honoré Théodore Maxime[...]
Adjugé : 30 000 €

Vente du Dimanche 21 décembre 2014 - Mobilier, Objets d?Art, Bijoux

Lot n° 150 - CHINE - Lot comprenant 1 jade sculpté d'un Chien de Fô et 4 pierres sculptées. 6 x[...]
Adjugé : 5 200 €

Vente du Vendredi 12 décembre 2014 - Bijoux

Lot n° 34 - BAGUE solitaire en or gris retenant en son centre un diamant de...
Adjugé : 19 000 €

Vente du Vendredi 12 décembre 2014 - Orfèvrerie, Tableaux, Mobilier et Objets d?Art

Lot n° 158 - NECESSAIRE DE TABLE comprenant des salières et leurs cuillères en...
Adjugé : 1 500 €

Vente du Vendredi 12 décembre 2014 - Livres

Lot n° 343 - Ecole Royale de Cavalerie. Cours d'équitation militaire. Veau marron
Adjugé : 750 €

Vente du Dimanche 7 décembre 2014 - Les Ecrins de Fontainebleau, Importants Bijoux et Montres de Collection

Lot n° 116 - BAGUE en calcédoine de couleur bleu formant un large jonc bombé légerement[...]
Adjugé : 41 000 €

Vente du Dimanche 30 novembre 2014 - Bijoux, Tableaux, Mobilier et Objets d?art

Lot n° 246 - TABLE A GIBIER formant console en bois doré mouluré et sculpté de..
Adjugé : 12 500 €

Vente du Samedi 29 novembre 2014 - L'Esprit du XXe siècle

Lot n° 71 - JOSE-MARIA DAVID (Né en1944) - Le Mammouth - Sculpture-volume en..
Adjugé : 62 000 €

Vente du Dimanche 23 novembre 2014 - L'Esprit du 19ème siècle - Grès et Barbotines

Lot n° 50 - MARLOTTE* - Jardinière en grès émaillé en bas relief d?une...
Adjugé : 250 €

Vente du Dimanche 23 novembre 2014 - L'Esprit du 19ème siècle - Dessins et Tableaux

Lot n° 140 - Eugène DAMAS (1848-1917) - Nature morte au grappes de raisin...
Adjugé : 3 000 €

Vente du Dimanche 16 novembre 2014 - Vente de l?Extraordinaire Collection Napoléonienne du Palais Princier de Monaco

Lot n° 89 - Légendaire chapeau de l?empereur Napoléon Ier...
Adjugé : 1 500 000 €

Vente du Samedi 15 novembre 2014 - Vente de l?Extraordinaire Collection Napoléonienne du Palais Princier de Monaco

Lot n° 164 - EXCEPTIONNELLE, UNIQUE ET PRECIEUSE EPEE, VERITABLE PIECE DE JOAILLERIE, DU TYPE[...]
Adjugé : 400 000 €

Vente du Dimanche 9 novembre 2014 - Automobiles de Collection

Lot n° 234 - 1965 ALFA ROMEO 1600 SS Châssis n° AR380059 - Une oeuvre d'art...
Adjugé : 97 000 €

Vente du Dimanche 26 octobre 2014 - Meubles et Objets d'Art, Bijoux

Lot n° 196 - GARNITURE DE CHEMINEE en bronze doré ciselé comprenant une paire de.
Adjugé : 15 600 €

Vente du Dimanche 12 octobre 2014 - Automobilia, Automobiles de Collection

Lot n° 308 - 1970 PORSCHE 911 T Targa 2,2L - - Carte grise française - Châssis..
Adjugé : 33 000 €

Vente du Dimanche 21 septembre 2014 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 18 - [BONAPARTE (Napoléon) et JOSEPHINE de Tascher de La Pagerie]...
Adjugé : 350 000 €

Vente du Dimanche 27 juillet 2014 - Mobilier, Objets d'Art, Bijoux

Lot n° 323 - CONSOLE en fer forgé et tôle, patinés et dorés...
Adjugé : 19 800 €

Vente du Dimanche 6 juillet 2014 - L'Esprit du XIXème

Lot n° 108 - Jean BÉRAUD (1849-1935) - La Vierge Sur sa toile d'origine (F...
Adjugé : 66 000 €

Vente du Dimanche 29 juin 2014 - Mobilier, Objets d'Art, Bijoux

Lot n° 164 - EXCEPTIONNELLE CHEMINEE en marbre blanc...
Adjugé : 21 500 €

Vente du Samedi 28 juin 2014 - L'Esprit du XXe siècle

Lot n° 168 - GEORGES MATHIEU (1921-2012) - Esperance amère - Acrylique sur toile..
Adjugé : 40 000 €

Vente du Dimanche 22 juin 2014 - Automobiles

Lot n° 331 - 1947 FIAT 1100S Mille Miglia Berlinetta par Rappi Châssis n° 500065.
Adjugé : 140 000 €

Vente du Dimanche 15 juin 2014 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 3 - BESSIÈRES (Jean-Baptiste). Correspondance de 138 lettres, 1805-1813..
Adjugé : 130 000 €

Vente du Dimanche 25 mai 2014 - Mobilier, Objets d'Art, Bijoux

Lot n° 246 - PAIRE DE CONSOLES D?APPLIQUE en bois naturel mouluré et sculpté...
Adjugé : 30 000 €

Vente du Dimanche 18 mai 2014 - Importants Bijoux

Lot n° 90 - VAN CLEEF & ARPELS Exceptionnel clîp sur or blanc et platine...
Adjugé : 260 000 €

Vente du Dimanche 6 avril 2014 - L'Esprit du XIXème

Lot n° 51 - Charles Emile JACQUE (1813-1894) - Bergère et son troupeau - Sur sa..
Adjugé : 15 000 €

Vente du Dimanche 30 mars 2014 - Bijoux, Tableaux, Meubles & Objets d'Art

Lot n° 197 - ANTIPHONAIRE MANUSCRIT.- Antiphonarium de tempore uno volumine...
Adjugé : 20 000 €

Vente du Dimanche 30 mars 2014 - Bijoux, Tableaux, Meubles & Objets d'Art

Lot n° 255 - SECRETAIRE en bois de placage et marqueterie
Adjugé : 10 000 €

Vente du Samedi 29 mars 2014 - L'Esprit du XXe siècle

Lot n° 1 - Paul-Étienne SAIN (19804-1995) & Henri TAMBUTÉ (1911-1987) -...
Adjugé : 9 000 €

Vente du Samedi 29 mars 2014 - L'Esprit du XXe siècle

Lot n° 92 - José-Maria DAVID (né en 1944) - Hippopotame gueule ouverte -...
Adjugé : 10 000 €

Vente du Dimanche 23 mars 2014 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 175 - RARE ET MYTHIQUE AIGLE REGLEMENTAIRE DE DRAPEAU MODELE 1804...
Adjugé : 101 000 €

Vente du Dimanche 23 mars 2014 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 179 - SUPERBE ET RARE SABRE DE RECOMPENSE NATIONALE DE LA MANUFACTURE DE...
Adjugé : 200 000 €

Vente du Dimanche 23 mars 2014 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 213 - Commode de forme rectangulaire, en placage d?acajou...
Adjugé : 63 000 €

Vente du Dimanche 23 mars 2014 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 311 - Precieux exemplaires provenant de la bibliotheque de l?empereur...
Adjugé : 110 000 €

Vente du Dimanche 23 mars 2014 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 365 - FLANDRIN Hippolyte (1809-1864) Ecole de - « L?Empereur Napoléon...
Adjugé : 70 000 €

Vente du Dimanche 16 mars 2014 - Automobiles et Canot de Collection

Lot n° 337 - 1971 Porsche 911 2.4S « trappe à huile » - Châssis N°911230018 -.
Adjugé : 79 500 €

Vente du Dimanche 23 février 2014 - Bijoux, Meubles et Objets d'Art

Lot n° 317 - ECOLE FLAMANDE vers 1630, atelier d'Hendrick Van BALEN et Jan...
Adjugé : 23 000 €

Vente du Dimanche 19 janvier 2014 - Archéologie, Collection du Musée Gantner

Lot n° 45 - égypte, Nouvel Empire probablement...
Adjugé : 40 000 €

Vente du Dimanche 19 janvier 2014 - Archéologie, Collection du Musée Gantner

Lot n° 94 - Palasena. 12ème siècle. - Stèle grès gris foncé sculpté de...
Adjugé : 27 000 €

Vente du Dimanche 22 décembre 2013 - Arts de la Table, Bijoux, Argenterie, Arts d'Asie, Mobilier, Objets d'Art...

Lot n° 147 - CHINE Brûle parfum en bronze à patine brune et dorée ciselé de...
Adjugé : 28 000 €

Vente du Samedi 21 décembre 2013 - L'Esprit du XXème Siècle

Lot n° 106 - LE CORBUSIER (CHARLES-EDOUARD JEANNERET DIT) (1887-1965) - Ozon...
Adjugé : 230 000 €

Vente du Dimanche 10 novembre 2013 - Salon Epoqu Auto de Lyon : Automobiles

Lot n° 222 - 1934 ROLLS-ROYCE FERNANDEZ&DARRIN
Adjugé : 190 000 €

Vente du Dimanche 13 octobre 2013 - Automobiles de Collection, Canots Automobiles de Collection

Lot n° 251 - 1951 TRIUMPH 2000 Renown - Pendant la seconde guerre mondiale...
Adjugé : 14 500 €

Vente du Dimanche 24 mars 2013 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 82 - Historique et émouvante bague de fiancailles
Adjugé : 730 000 €

Vente du Dimanche 24 mars 2013 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 95 - *PETER KRAFFT (HANAU 1780 VIENNE 1856) Portrait du Duc de Reichstadt
Adjugé : 330 000 €

Vente du Dimanche 24 mars 2013 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 163 - TRES IMPORTANTE GARNITURE DE TROIS VASES D'AUGUSTE REX
Adjugé : 400 000 €

Vente du Dimanche 17 mars 2013 - Automobiles de Collection, Canots Automobiles de Collection

Lot n° 306 - 1936 CORD 810 Sportsman Convertible Coupe
Adjugé : 100 000 €

Vente du Dimanche 28 octobre 2012 - Bijoux, Tableaux, Mobilier et Objets d'Art

Lot n° 162 - STATUE d'une sainte en extase en bronze
Adjugé : 14 500 €

Vente du Dimanche 28 octobre 2012 - Bijoux, Tableaux, Mobilier et Objets d'Art

Lot n° 333 - ECOLE FLAMANDE - Visage de saint Jean
Adjugé : 35 000 €

Vente du Dimanche 28 octobre 2012 - Bijoux, Tableaux, Mobilier et Objets d'Art

Lot n° 458 - SUITE DE SIX CHAISES cannées en bois
Adjugé : 11 700 €

Vente du Samedi 27 octobre 2012 - Tapis

Lot n° 146 - Exceptionnel, très important et rare tapis
Adjugé : 35 000 €

Vente du Samedi 27 octobre 2012 - Tapis

Lot n° 175 - Flambeau- chandelier
Adjugé : 10 500 €

Vente du Samedi 27 octobre 2012 - Tapis

Lot n° 178 - Exceptionnelle porte d'antichambre
Adjugé : 12 500 €

Vente du Dimanche 29 juillet 2012 - Bijoux, Meubles et Objets d'Art

Lot n° 224 - Deux STATUES en pierre calcaire blanche
Adjugé : 26 500 €

Vente du Dimanche 1 juillet 2012 - Mobilier et Objets d'Art, Argenterie et Bijoux, Tableaux, Tapis

Lot n° 44 - LOT de trois pièces en or
Adjugé : 4 000 €

Vente du Dimanche 17 juin 2012 - Automobiles de Collection, Canots Automobiles de Collection

Lot n° 267 - 1960 MASERATI 3500GT Spider Vignale
Adjugé : 238 000 €

Vente du Dimanche 10 juin 2012 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 89 - NAPOLÉON Ier - Lettre autographe
Adjugé : 260 000 €

Vente du Dimanche 3 juin 2012 - L’Esprit du XIXème Siècle

Lot n° 51 - Narcisse DIAZ de LA PENA - Paysage à l'étang
Adjugé : 13 000 €

Vente du Samedi 2 juin 2012 - Marine

Lot n° 45 - Important bureau double face en palissandre massif
Adjugé : 5 400 €

Vente du Dimanche 1 avril 2012 - Collection Franceschini Pietri (1835 - 1915)

Lot n° 37 - Portrait de l'Empereur Napoléon Ier
Adjugé : 180 000 €

Vente du Dimanche 18 mars 2012 - Automobiles de Collection, Motos et Canots

Lot n° 350 - 1934 ROLLS ROYCE 25 CV
Adjugé : 200 000 €

Vente du Dimanche 11 mars 2012 - Tableaux Modernes, Arts Décoratifs du XXe siècle, Design, Collection Coca Cola

Lot n° 43 - GUY CHARON. - « Comme un rêve de bonheur»
Adjugé : 6 200 €

Vente du Dimanche 12 février 2012 - L'Esprit du XIXème Siècle

Lot n° 60 - Jean-Baptiste Camille COROT - Bord de rivière, effet du matin
Adjugé : 83 000 €

Vente du Dimanche 11 décembre 2011 - Automobiles de Collection, Motos et Canots

Lot n° 240 - 1968 FORD Mustang GT Cabriolet
Adjugé : 22 000 €

Vente du Dimanche 4 décembre 2011 - L'Empire à Fontainebleau

Lot n° 147 - Robe en satin blanc avec traîne
Adjugé : 100 000 €

Vente du Dimanche 27 novembre 2011 - Mobilier et Objets d'Art, Argenterie et Bijoux, Tableaux

Lot n° 193 - Ferdinand BARBEDIENNE - COUPE
Adjugé : 7 000 €

Vente du Dimanche 13 novembre 2011 - Bibliothèque Bernard Gantner

Lot n° 73 - LA FONTAINE (Jean de). Fables choisies, mises en vers
Adjugé : 43 000 €

Vente du Dimanche 24 juillet 2011 - Mobilier, Objets d'Art, Argenterie, Bijoux, Tableaux

Lot n° 183 - Mathurin MOREAU (1822-1912) - La source
Adjugé : 6 800 €

Vente du Samedi 25 juin 2011 - Collection de Sciences Naturelles, Taxidermie, Cabinet de curiosités

Lot n° 39 - Rhinocéros noir I-A pré-convention
Adjugé : 40 000 €

Vente du Dimanche 19 juin 2011 - Automobiles de Collection, Motos et Canots

Lot n° 450 - 1961 PORSCHE 356 Coupé hardtop
Adjugé : 37 500 €

Vente du Dimanche 12 juin 2011 - Tableaux XIXe - Ecole de Barbizon

Lot n° 113 - Jean Léon GEROME - Plafond d'enfants
Adjugé : 165 000 €

Vente du Dimanche 5 juin 2011 - WINTERHALTER Franz Xaver - Portrait de l'Empereur Napoléon III

Lot n°307 - WINTERHALTER Franz Xaver (20 avril 1805 - 8 juillet 1873) et son atelier.
École Française de la seconde moitié du XIXe siècle.
Portrait de l'Empereur Napoléon III.

Adjugé : 127 000 €

Vente du Dimanche 29 mai 2011 - Mobilier, Objets d'Art, Argenterie, Bijoux, Tableaux, Tapis

Lot n° 426 - BELLE CHAISE à PORTEUR - En bois redoré, mouluré
Adjugé : 8 600 €

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